Je rêve d’un monde où…

Lors d’un atelier, ce 29 août au jardin partagé, l’invitation proposait un espace de discussion pour partager nos ressentis par rapport au confinement et à la période que nous sommes en train de traverser.
Les paroles, toutes, avaient le mérite d’être échangées lors de ce moment enrichissant, fort, émouvant.


“Je rêve d’un monde où l’on arrêterait tout, un jour par mois, pour réentendre la nature”

“ Je rêve d’un monde où l’on arriverait à donner de la valeur aux activités génératrices de bien-être, et pas seulement aux activités génératrices d’argent”

“ je rêve d’un monde où chacun aurait le temps de défendre le bien commun, et de s’investir dans ces causes qui lui tiennent à cœur”

“ je rêve d’un monde où l’intelligence émotionnelle serait mieux reconnue, ou l’éducation des enfants serait enfin reconnectée à la nature.”

“ je rêve d’un monde où l’on se donnerait le temps et les moyens de prendre soin des ainés, valoriser leurs savoirs, un monde où la vieillesse et la mort seraient enfin reconnues pour ce qu’elles sont : des étapes normales de la vie humaine. »


Vécu positivement ou négativement, le confinement aura eu le mérite, chez beaucoup d’entre nous, d’ouvrir une fenêtre de questionnement sur la façon dont nous menons nos existences

Des questionnements parfois déroutants, tantôt anxiogènes, tantôt porteurs d’espoir, et qui, tous, méritent d’être partagés. Ce 29 août, nous avons donc voulu ouvrir un espace de discussion pour partager ces ressentis, lors d’un très touchant  atelier au jardin partagé. 

Un moment précieux tant il apparaît que l’expression et le partage de ces émotions est essentiel à notre bien-être, et qu’aujourd’hui rien n’est plus important que de nous relier les uns aux autres, pour augmenter notre capacité physique et émotionnelle à gérer les incertitudes du monde à venir. 

De ce travail collectif ressort un mélange de lucidité et d’espérance. 

Lucidité quant aux dérives que cette crise risque d’accentuer, entre virtualisation toujours croissante du monde, et déni de l’écologie sur fond de relance économique. 

Espérance aussi, car cette crise a pu démontrer l’incroyable capacité humaine à s’adapter à des situations inédites

Nous en ressortons un certain apaisement aussi, comme si, libérés de toute obligation de résultat, nous pouvions nous concentrer sur ce qui importe vraiment : tendre vers ce à quoi on aspire. Pour vivre en cohérence avec ce qui nous semble essentiel, et parce qu’on ne peut jamais savoir quel impact nos microscopiques actions, par ricochet, peuvent avoir sur les personnes qui nous estiment et nous aiment.